Aujourd’hui, en termes de protocoles opératoires au laser, ce sont surtout le Lasik et le PresbyLasik qui permettent de soigner la presbytie, l’utilisation de la PKR pour cela étant bien plus marginale. Outre ce trouble de l’accommodation, ces techniques permettent également la prise en charge d’éventuels autres défauts de vision, myopie, hypermétropie ou astigmatisme. Méthode chirurgicale utilisée et complexité de l’intervention sont deux facteurs prépondérants quant au coût du traitement.
Qu’est-ce que la presbytie ?
Au sein de l’œil, le cristallin est en charge de l’accommodation. Cela signifie que c’est lui qui fait la mise au point en s’adaptant à la distance d’observation. Il reste plat en vision lointaine et se bombe de manière réflexe si l’objet observé est proche.
Mais, cette lentille convergente naturelle vieillit et perd peu à peu en élasticité, ce qui démarre le plus souvent vers le milieu de la quarantaine. Alors, les sujets atteints constatent une dégradation de leur vision proche et ils doivent par exemple de plus en plus étendre les bras pour lire ou se servir de leur téléphone portable. Et, cela s’accentue progressivement, jusqu’à environ 65 ans, âge auquel la presbytie se stabilise.
Le port de verres correcteurs constitue la méthode la plus classique de prise en charge de la presbytie. Grâce à la chirurgie réfractive, il est néanmoins possible de se libérer de cette contrainte de façon très significative, voire totalement.
Ce sont notamment deux techniques laser qui permettent cette amélioration du confort visuel au quotidien, le Lasik et le PresbyLasik.
Lasik et PresbyLasik : quelle différence pour traiter la presbytie ?
Les deux techniques permettent de soigner les deux yeux sur le même temps opératoire, au cours d’une intervention réalisée après instillation de collyre anesthésiant et qui ne dure généralement pas plus de 30 minutes.
Dans les deux cas, après création d’un capot dans les couches cornéennes les plus superficielles, ce dernier est soulevé pour donner accès au stroma, le feuillet intermédiaire de la cornée. C’est là qu’est alors appliqué un laser Excimer qui permet de procéder à la photoablation de la cornée pour en modifier la forme.
Lorsque c’est le Lasik qui est utilisé, le chirurgien met en place une « monovision » : un œil est dédié à la vision proche et l’autre à la vue de loin. A l’inverse, au cours d’un PresbyLasik, les deux yeux sont traités quasi identiquement, pour bien voir de près comme de loin, et l’on parle alors de « multifocalité ».
Quel est le coût d’un traitement de la presbytie au laser ?
Le choix de la méthode la plus adaptée ne peut se faire qu’après un bilan préopératoire minutieux. Il prend notamment en compte les caractéristiques de la cornée du sujet, la puissance de sa presbytie, et sa tolérance à chacune des deux stratégies, monovision ou multifocalité.
De même, les éventuels autres troubles visuels du sujet doivent être étudiés, afin d’adapter le profil de photoablation au laser pour pouvoir aussi les corriger. Ces différents éléments viennent impacter le prix du traitement.
Une fois les détails de l’intervention connus, le praticien a alors l’obligation légale de remettre au patient un devis personnalisé. Ce document lui permet notamment de contacter sa mutuelle afin de se renseigner sur une possible prise en charge. En revanche, aucun remboursement n’est à attendre de la part de l’Assurance Maladie.








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